Le déni dans le deuil animalier


La seconde phase du deuil est le déni. Elle suit de près l’étape de choc. Théorisé par Sigmund Freud, il est défini comme: non considération de la réalité.

On peut éviter l’endroit où l’animal de compagnie est mort. Certaines personnes vont laisser les jouets sortis à vue, le bol d’eau, de nourriture intact. D’autres, vont parler et reparler de la mort (sans émotions) et de comment il est mort. Dormir avec les cendre, pas loin.

Éviter d’en parler, pour éviter de laisser monter trop les émotions. Certaines personnes peuvent paraîtrent anesthésiées.

L’endeuillé va se tenir occupé à faire pleins de choses pour contourner le sujet. Il peut devenir investigateur pour trouver un coupable de la mort de son animal. Chercher un coupable parce que c’est trop dure d’accepter la mort de son animal. Certaines personnes vont même le garder vivant en leur parlant.

Même si la personne cache ses émotions en apparence, à l’intérieur une tempête se prépare.

On essaie de faire comme si: tout allait bien, que tu passe ton deuil comme un grand. Que tu as passé à autres choses. Après tout, c’était juste un animal, n’est-ce pas?! L’entourage, qui parfois, pour ne pas mal faire, vont banaliser la mort de l’animal en disant: tu pourra aller t’en chercher un autre. C’est mieux ainsi, il ne souffre plus. Et ça peut emmener la personne à se replier sur elle-même et rester dans le déni en évitant d’exprimer ses émotions face à la mort de celui-ci.

C’est parfois dans cette étape que certaines personnes vont aller acheter, sur un coup de tête, un autre animal de compagnie pour éviter de penser, de pleurer celui décédé. (je reviendrai à ce sujet très important à savoir si oui/non on achète un autre animal de compagnie et après combien de temps)

La fonction du déni sert à se préserver d’une trop grande douleur de la perte, un trop plein d’émotions. Elle peut durer longtemps. Le véritable travaille de deuil commence quand la fin du déni arrive et qu’on est prêt à accepter la mort de son animal est bien réelle et qu’il ne reviendra plus jamais. Les émotions qui s’en suivent sont innévitables et les gens le savent au fond d’eux.

Par exemple, Gabriell éleveur de bengal, qui a perdu son chat adoré, qui l’a enterré, elle s’est coupée de ses émotions et évite d’en parler, car ses émotions elle les restent à vif et elle se sent que ça monte vite. Ça fait deux ans, et elle reste dans cette peine trop dur à exprimer, à toucher.

Pour Emma, éleveur de savannah, dit ne pas avoir acceptée la réalité de s’être fait prendre ses chats, pendant deux ans où elle s’est lancée dans des poursuites légales, et une organisation d’un rodéo, pour les ravoir chez elle. Avec l’échec de ravoir ses chats, elle n’a pas eu le choix d’accepter qu’il ne reviendrons jamais, malgré la colère et l’impuissance. Ils leurs manque beaucoup aujourd’hui. Elle n’a pas fait le deuil complètement et elle les pleur énormément.

Dans le prochain article je vous parlerai du vif du sujet du deuil: les émotions.

La fonction du déni sert à se préserver d’une trop grande douleur de la perte, un trop plein d’émotions. Elle peut durer longtemps. Le véritable travaille de deuil commence quand la fin du déni arrive et qu’on est prêt à accepter la mort de son animal est bien réelle et qu’il ne reviendra plus jamais. Les émotions qui s’en suivent sont inévitables et les gens le savent au fond d’eux.


Brigitte Bérubé, thérapeute spécialiste du deuil

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